Corbellati Missile 1800 ch : la Bugatti Chiron dans le viseur

Nouveau venu dans le domaine de l'auto superlative, Corbellati présente au salon de Genève 2018 sa Missile, une supercar censée battre tout ce qui roule en termes de performances, avec notamment une vitesse maxi annoncée à 500 km/h.

Plus que tout autre salon automobile, Genève est devenu au fil des années le terrain de jeu privilégié des constructeurs de supercars. Et si Bugatti, Pagani ou Koenigsegg font désormais partie des grands habitués de l’événement helvétique, on note presque chaque année l’arrivée de petits nouveaux qui, armés de leurs rêves et d’une grande dose d’utopie, souhaitent se mesurer à ces références.

Plus fort qu’une Bugatti Chiron

 

Cette année, Corbellati est sans aucun doute l’un des plus marquants de ces nouveaux venus aux dents longues. D’ailleurs le « Missile » qu’il présente ne compte pas égaler les Bugatti Chiron et autres Koenigsegg Agera, mais bien les dépasser !

 

Pour cela, la jeune firme italienne, qui œuvrait jusque-là dans la fabrication de bijoux, s’est fixé un objectif de taille : atteindre voire dépasser les 500 km/h.

Afin de se donner les moyens de ses ambitions, Corbellati a doté son auto d’un V8 9.0 biturbo développant pas moins de 1 800 ch et 2 350 Nm sur les seules roues arrière. L’origine de ce moteur, dont les caractéristiques ne rappellent rien d’existant, n’est en revanche pas communiquée.

Et si son poids n’est pas précisé, cette berlinette à moteur central de 4,67 m de long et 2,04 m de large ne devrait pas être bien lourde, puisqu’elle repose sur une coque en fibre de carbone et revêt une carrosserie du même matériau.

Inspirée par les Alfa et Ferrari des années 60 

 

Cette dernière étonne d’ailleurs par rapport aux autres hypercars, avec son style néo-rétro. Les influences paraissent assez évidentes et l’on ne peut s’empêcher de penser à l’Alfa Romeo 33 Stradale des années 60 lorsqu’on la voit de face. On pourrait également évoquer les autos du cheval cabré de la même époque, avec notamment la mythique Ferrari 330 P4 ou encore la Dino 206 P.

 

Toutefois, à la regarder de près, on voit bien que cette auto n’est encore qu’au stade de maquette en taille réelle. Il semblerait d’ailleurs que le temps ait manqué pour offrir aux panneaux de carrosserie, dont les jointures sont assez approximatives, la finition et la peinture rouge initialement prévues… 

Il reste encore beaucoup de travail avant d'atteindre le niveau de qualité d'artistes tels Pagani ou Koenigsegg.
Il reste encore beaucoup de travail avant d'atteindre le niveau de qualité d'artistes tels Pagani ou Koenigsegg.

Enfin, on ne peut s’empêcher de se demander comment une telle auto, développée par une si petite entreprise, pourrait battre une Chiron conçue par Bugatti et bénéficiant des moyens colossaux du groupe Volkswagen. De même que les productions de Hennessey ou Koenigsegg, qui bénéficient déjà d’une belle expérience en matière de missiles sur roues. Mais bon, c’est beau de rêver…

Source : L'Argus